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ROBOTIQUE : LE LYCEE THEPOT REUNIT DES EXPERTS

Lancé en juin dernier, le Pôle robotique de Cornouaille a réuni une cinquantaine de techniciens et d’ingénieurs, ce vendredi, au lycée Thépot. Une manière de participer à la diffusion de technologies dont la maintenance est enseignée dans l’établissement.

Une pince dirigée par une caméra, capable de déplacer une boîte de conserve en mouvement sur un tapis roulant. Le robot installé dans les ateliers du lycée Thépot, ce vendredi, investit les lignes de production. Une technologie présentée aux entreprises cornouaillaises, premier acte du Pôle robotique Quimper Cornouaille lancé en juin dernier par le lycée et le Greta (centre de formation continue de l’Éducation nationale) qu’il abrite.

« Notre rôle est de faire du lien, de créer une dynamique de territoire », explique Daniel Dréau, directeur délégué du lycée, satisfait d’avoir pu réunir techniciens et ingénieurs d’entreprises autour du robot commercialisé par Fanuc France et intégré par une société quimpéroise, MCA-process. « Nous sommes là pour toucher des entreprises, leur donner l’envie de s’équiper et les accompagner », explique Yann Prigent, de Fanuc France.

Des emplois à la clé

Une mise en relation intéressante à plus d’un titre pour le Pôle robotique et l’établissement, à la manœuvre. Et pour cause, en dépit d’un manque de main-d’œuvre, ses formations peinent à recruter. Au lycée, une cinquantaine d’élèves sont répartis entre le bac professionnel maintenance des équipements industriels et le BTS maintenance des systèmes. Des élèves qui n’auront aucun mal à décrocher un emploi, leur diplôme en poche. « Malheureusement, les jeunes ont souvent une représentation fausse de la maintenance. En parlant de robotique, cela peut les faire réfléchir », espère Daniel Dréau.

Conseiller en formation continue au Greta, Patrick Bolzer fait le même constat. Il accompagne les salariés dans l’obtention du titre de technicien supérieur en automatique et informatique industrielle. Et fonde l’espoir de l’ouverture d’une nouvelle formation dès 2019, pour coller au mieux aux besoins des entreprises.

Un salon en projet

Une robotique défendue bien évidemment par les entreprises. « Ces machines permettent de limiter les troubles musculosquelettiques à des postes où il manque de toute manière de main-d’œuvre », poursuit Yann Prigent. Capables de fonctionner en trois-huit et de s’adapter au rythme de la production, les robots sont présentés comme l’avenir de l’industrie. « Ils représentent également, indique le fabricant français, une attractivité pour l’entreprise », en matière de recrutement. Notamment pour les jeunes formés en maintenance industrielle. Le rôle du lycée et du Greta est, dans ce contexte, d’accompagner lycéens et salariés vers « des compétences qui leur permettront de piloter ces machines », estime le directeur délégué du lycée.

Pour partager ses convictions, le pôle organisera un rendez-vous professionnel tous les deux mois. Le prochain atelier traitera de la mise en place d’un projet robotique dans une entreprise. Un univers qui pourrait également s’ouvrir au grand public à l’occasion d’un salon de la robotique. L’événement est en gestation.

© Le Télégramme

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