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LYCEE THEPOT - INGENIEUR SE CONJUGUE AU FEMININ

Elles sont aiguilleur du ciel, directrice des routes et ingénieur méthodes des organisations et ont témoigné lors de la journée des Sciences de l’ingénieur au féminin.

« Les classes prépas me faisaient très peur. Un DUT était plus accessible car il y a une grande partie pratique à côté des matières générales et ainsi je ne me fermais pas de portes, je pouvais travailler ou intégrer une école d’ingénieur », émet Lucie Rohou, ingénieur des méthodes d’organisation chez Vinci et ancienne élève du lycée Thépot.

Elle a décrit, jeudi après-midi devant des collégiennes et lycéennes, son parcours jusqu’à l’école centrale de Nantes. « J’ai découvert quelque chose d’assez passionnant. Je vois ce que je construis tous les jours, c’est du concret. Je travaille avec des hommes, cela pourrait être des femmes, ce serait pareil », précise la jeune femme de 28 ans qui travaille à l’organisation et au suivi de chantiers d’hôpitaux, de logements, d’écoles, de bureaux répartis sur toute la région Bretagne. Elle fait partie de ces 21 % de femmes ingénieurs en France. Un chiffre que cette sixième journée nationale veut faire bouger même si dans certains secteurs cela se féminise. « Sur 3 500 aiguilleurs du ciel, il y a 30 à 40 % de femmes et on en comptait 60 % dans la dernière promo de l’école nationale de l’aviation civile », décrit Marisa Meudic, aiguilleur du ciel à l’aéroport de Brest.

« On apporte des compétences à l’entreprise »

Marisa Meudic, Christelle Refloc’h-Core et Lucie Rohou sont intervenues devant des jeunes filles encore au collège ou au lycée

À la tête de 400 agents dont 90 % d’hommes, la directrice des routes au conseil départemental Christelle Refloc’h-Core évolue, quant à elle, dans un univers très masculin en ayant conscience d’exercer un métier traditionnellement dévolu aux hommes. « Il y a des jours où ce n’est pas facile. Ils essaient de vous jauger, de voir si vous êtes capable mais très vite, quand vous montrez que vous êtes qualifiée, il y a une forme de respect qui s’installe », a tenu à rassurer cette dernière qui est passée par des classes prépas et une grande école parisienne de voirie et d’urbanisme. « Ce n’est pas difficile de s’intégrer car on apporte des compétences à l’entreprise. C’est plus compliqué quand on veut prendre des responsabilités, il faut faire ses preuves », indique également la directrice. Toutes ont surtout voulu lever des freins et combattre certains préjugés sur ces métiers qui s’avèrent passionnants. Étudiantes et lycéennes du lycée Thépot sont venues compléter ces témoignages en défendant avec conviction leurs choix d’orientation et des filières où elles semblent s’épanouir.

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